Angoûleme une bulle de quiétude

Si le Festival de la Bande dessinée vient d'être mis entre parenthèses en raison de l'actualité sanitaire, il n'en demeure pas moins que cette jolie ville possède un charme authentique où il fera bon s'attarder...aux prochains beaux jours ! 

Alliance du moderne et de l'ancien

Au bord de la Charente, d’anciennes brasseries ont été rénovées en associant des matériaux traditionnels au verre, elles abritent le Centre international de la Bande dessinée.

L'histoire industrielle marque encore la ville tandis qu'un patrimoine bâti de différentes périodes laisse le choix à de belles balades au fil du Temps...

L’hôtel de ville (XIXe) occupe l’emplacement du château comtal dont subsistent la tour polygonale de Lusignan (XIIIe) et celle, ronde, de Valois (XVe). Autour de ces tours, des maisons Renaissance et classiques, entre autres, celle de Saint Simon, bordent les ruelles étroites.

La cathédrale Saint-Pierre (XIIe) avec les six étages de son clocher roman, domine la ville haute. Ce chef-d’oeuvre de l’art roman est classé au titre des monuments historiques depuis 1840

Remanié au XIXe, l’édifice est marqué par le style périgourdin à l’exception de sa façade. Celle-ci s’orne de sculptures réalisées suivant les méthodes des artistes poitevins ; plus de 70 personnages y illustrent l’Ascension.

A la recherche du Trésor

Elle expose aux visiteurs son fabuleux Trésor, autour d’une flamboyante collection d’ostensoirs, reliquaires, statues, calices et vêtements liturgiques.

L’artiste Jean-Michel Othoniel a été très inspiré par ce lieu dont il a traduit l'atmosphère à l'aide de vitraux bleu et or et de perles de verre soufflé coloré de Murano. 

Près de 150 objets d'art sacré restaurés

Le Trésor occupe la chapelle gothique Saint-Thibaud, située le long du mur oriental du transept sud de la cathédrale, ainsi que deux salles au premier étage de cette chapelle. Le parcours s’effectue en « 3 stations », dont l'artiste a entièrement transformé l'espace.  

Une longue tradition papetière

Quand l'on découvre cette cité charentaise, il est bon de garder à l'esprit la richesse de son histoire du Papier. Dont sont issus quelques lieux incontournables à visiter pour avoir les clefs d'une histoire locale unique.

Le musée du Papier et l'histoire du papier à cigarettes

En 1845, Jean Bardou, ancien boulanger, crée la marque J.B., qui deviendra le papier JOB. Son frère Joseph crée lui aussi un atelier de productionde papier à cigarettes en 1849, avec les marques « Papier Bardou », et la signature « JH Bardou ».

Dès les années 1870, une partie de sa production est expédiée au Moyen-Orient, particulièrement en Égypte, pour envelopper le tabac « levantin », d’où l’idée de donner le nom de « Le Nil » à une des marques de papier.

En 1885, le fils de Joseph Bardou, Eugène, fonde une société avec un associé, Adolphe Lacroix, et transfère l’activité de fabrication sur le site d’Angoulême.

Au XXe siècle, Angoulême deviendra la capitale du papier à cigarettes en France.

Une histoire de famille

Le Logis, dont les premières pierres remontent à la guerre de Cent Ans fut reconstruit au XVe siècle. Édifié sur un rocher plat, il domine un étang alimenté par la résurgence de Forge.

Du XIVe au XVIIIe siècles, Forge a été tour à tour moulin à fer (d’où son nom), moulin à blé et à huile de noix. En 1781, le domaine acquit sa notoriété grâce à Bernard Sazerac, son propriétaire qui crée un moulin à papier. Issu d’une famille de faïenciers et négociants en eau-de-vie et maîtres de forges, cet industriel participera à l’armement de la flotte américaine.

Au XIXe siècle, l’activité du papier connaît une pleine expansion dans l’Angoumois. De nouveaux bâtiments sont construits pour loger les ouvriers et sécher le papier.

Le Moulin du Verger, Jacques Brejoux, maître-papetier

Moulin à papier depuis plus de 450 ans (1539) le moulin du Verger de Puymoyen est inscrit à l'inventaire des monuments historiques au titre de l'architecture industrielle du XVIIe siècle. Encore en activité, il fabrique toutes sortes de papiers à usage graphique. 

La Maison Lacroix 

Aux portes d’Angoulême, au bord du canal, cette ancienne maison papetière était la demeure familiale des Lacroix, créateur du papier à cigarettes Riz La +. Inscrit à l’Inventaire des monuments historiques ce lieu abrite une maison d’hôte.

Il reste encore tout le patrimoine naturel à proximité de la ville à arpenter. La Charente dispose de belles surprises pour des activités familiales à partager.

La douceur de vivre légendaire à apprécier tout au long de l'année, à déguster comme ces bons produits locaux. En toute quiétude.

 

N.B.

 

Des informations complémentaires à retrouver sur :

http://www.angouleme-tourisme.com/

http://www.infiniment-charentes.com/

06 Avr 2021 0 comment
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  N.B.
Angoûleme une bulle de quiétude © Photo ville d’Angoulême

Si le Festival de la Bande dessinée vient d'être mis entre parenthèses en raison de l'actualité sanitaire, il n'en demeure pas moins que cette jolie ville possède un charme authentique où il fera bon s'attarder...aux prochains beaux jours ! 

Alliance du moderne et de l'ancien

Au bord de la Charente, d’anciennes brasseries ont été rénovées en associant des matériaux traditionnels au verre, elles abritent le Centre international de la Bande dessinée.

L'histoire industrielle marque encore la ville tandis qu'un patrimoine bâti de différentes périodes laisse le choix à de belles balades au fil du Temps...

L’hôtel de ville (XIXe) occupe l’emplacement du château comtal dont subsistent la tour polygonale de Lusignan (XIIIe) et celle, ronde, de Valois (XVe). Autour de ces tours, des maisons Renaissance et classiques, entre autres, celle de Saint Simon, bordent les ruelles étroites.

La cathédrale Saint-Pierre (XIIe) avec les six étages de son clocher roman, domine la ville haute. Ce chef-d’oeuvre de l’art roman est classé au titre des monuments historiques depuis 1840

Remanié au XIXe, l’édifice est marqué par le style périgourdin à l’exception de sa façade. Celle-ci s’orne de sculptures réalisées suivant les méthodes des artistes poitevins ; plus de 70 personnages y illustrent l’Ascension.

A la recherche du Trésor

Elle expose aux visiteurs son fabuleux Trésor, autour d’une flamboyante collection d’ostensoirs, reliquaires, statues, calices et vêtements liturgiques.

L’artiste Jean-Michel Othoniel a été très inspiré par ce lieu dont il a traduit l'atmosphère à l'aide de vitraux bleu et or et de perles de verre soufflé coloré de Murano. 

Près de 150 objets d'art sacré restaurés

Le Trésor occupe la chapelle gothique Saint-Thibaud, située le long du mur oriental du transept sud de la cathédrale, ainsi que deux salles au premier étage de cette chapelle. Le parcours s’effectue en « 3 stations », dont l'artiste a entièrement transformé l'espace.  

Une longue tradition papetière

Quand l'on découvre cette cité charentaise, il est bon de garder à l'esprit la richesse de son histoire du Papier. Dont sont issus quelques lieux incontournables à visiter pour avoir les clefs d'une histoire locale unique.

Le musée du Papier et l'histoire du papier à cigarettes

En 1845, Jean Bardou, ancien boulanger, crée la marque J.B., qui deviendra le papier JOB. Son frère Joseph crée lui aussi un atelier de productionde papier à cigarettes en 1849, avec les marques « Papier Bardou », et la signature « JH Bardou ».

Dès les années 1870, une partie de sa production est expédiée au Moyen-Orient, particulièrement en Égypte, pour envelopper le tabac « levantin », d’où l’idée de donner le nom de « Le Nil » à une des marques de papier.

En 1885, le fils de Joseph Bardou, Eugène, fonde une société avec un associé, Adolphe Lacroix, et transfère l’activité de fabrication sur le site d’Angoulême.

Au XXe siècle, Angoulême deviendra la capitale du papier à cigarettes en France.

Une histoire de famille

Le Logis, dont les premières pierres remontent à la guerre de Cent Ans fut reconstruit au XVe siècle. Édifié sur un rocher plat, il domine un étang alimenté par la résurgence de Forge.

Du XIVe au XVIIIe siècles, Forge a été tour à tour moulin à fer (d’où son nom), moulin à blé et à huile de noix. En 1781, le domaine acquit sa notoriété grâce à Bernard Sazerac, son propriétaire qui crée un moulin à papier. Issu d’une famille de faïenciers et négociants en eau-de-vie et maîtres de forges, cet industriel participera à l’armement de la flotte américaine.

Au XIXe siècle, l’activité du papier connaît une pleine expansion dans l’Angoumois. De nouveaux bâtiments sont construits pour loger les ouvriers et sécher le papier.

Le Moulin du Verger, Jacques Brejoux, maître-papetier

Moulin à papier depuis plus de 450 ans (1539) le moulin du Verger de Puymoyen est inscrit à l'inventaire des monuments historiques au titre de l'architecture industrielle du XVIIe siècle. Encore en activité, il fabrique toutes sortes de papiers à usage graphique. 

La Maison Lacroix 

Aux portes d’Angoulême, au bord du canal, cette ancienne maison papetière était la demeure familiale des Lacroix, créateur du papier à cigarettes Riz La +. Inscrit à l’Inventaire des monuments historiques ce lieu abrite une maison d’hôte.

Il reste encore tout le patrimoine naturel à proximité de la ville à arpenter. La Charente dispose de belles surprises pour des activités familiales à partager.

La douceur de vivre légendaire à apprécier tout au long de l'année, à déguster comme ces bons produits locaux. En toute quiétude.

 

N.B.

 

Des informations complémentaires à retrouver sur :

http://www.angouleme-tourisme.com/

http://www.infiniment-charentes.com/

Informations supplémentaires

  • Région: Nouvelle-Aquitaine
Dernière modification le mardi, 13 avril 2021 14:56

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