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lundi, 01 juin 2026 09:05

Recrutement au Moulin Rouge

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Ce Mercredi 3 juin grand Job dating

Le Moulin Rouge fourmille de métiers diversifiés. Ce mercredi l'établissement ouvre ses portes à de futurs postulants pour de nombreux postes très variés. Tous les talents sont les bienvenus !

500 collaborateurs et 42 corps de métiers différents l’univers du spectacle, de l’hospitalité et de l’excellence à la française vous attend

Avant tout, Le Moulin Rouge est une Maisons d’Art

Elle perpétue un savoir-faire artisanal unique grâce à ses ateliers intégrés. Costumiers, brodeurs, plumassiers et bottiers participent à la création et à l’entretien des costumes du spectacle.

Chaque soir, plus de 1 000 costumes et 800 paires de chaussures sont portés sur scène par les 60 artistes de la revue. L’ensemble des costumes est fabriqué et entretenu au sein des ateliers du Moulin Rouge.

Restauration et accueil

Le Moulin Rouge a obtenu le titre très prisé de « Maître Restaurateur », récompense de l’excellence de la qualité des produits et du savoir-faire culinaire de la Maison. En avril 2024, le Chef Exécutif Arnaud Demerville a également rejoint la prestigieuse association des Maîtres Cuisiniers de France.

Dans les coulisses, de nombreux Métiers techniques maîtrisent l'exigence

Les équipes techniques contribuent pleinement à la réussite des spectacles grâce à leur expertise dans les domaines de la lumière, du son, de la machinerie et des décors, garantissant chaque soir la magie et la fluidité des représentations.

Vente dans les boutiques

Le Moulin Rouge recrute également pour ses deux boutiques, véritables vitrines de l’univers de la marque, des produits emblématiques et des collaborations exclusives sont proposés aux visiteurs

Métiers supports

Les fonctions supports accompagnent l’ensemble des activités de la maison dans des domaines variés (réservation, administration, accueil et vestiaires…).

A noter que Cette journée ne concerne pas le recrutement d’artistes.

Informations pratiques

Mercredi 3 juin 2026
Horaires : De 14h à 17h (fermeture des portes à 16h30)
Lieu : Moulin Rouge – 82 boulevard de Clichy - 75018 Paris

Il est comme chez lui, Ernest Pignon-Ernest, dans le musée ZIEM de Martigues. L’exposition de quelques deux cents de ses œuvres jusqu’au 15 novembre 2016 s’explique par ses interventions à Martigues entre 1982 et 1984. La conservatrice de l’époque avait invité l’artiste de 40 ans à investir la ville de ses silhouettes grandeur nature, pour célébrer le déménagement du musée ZIEM. En écho, le musée présente aussi des témoignages d’habitants, des souvenirs photographiques et des articles de presse de l’époque. Aujourd’hui, on suivra l’octogénaire depuis sa première intervention de 1966, in situ sur le plateau d’Albion jusqu’à son travail en Haïti, en 2019. On découvrira également Ernest Pignon-Ernest en commissaire d’exposition. Sélectionnant, en parallèle de quelques-uns de ses dessins, une cinquantaine d’œuvres de Félix Ziem, dont 17 carnets de voyage de ce dessinateur voyageur du XIXe, dont le musée éponyme possède un fonds d’arts graphiques de plus de 4700 œuvres. Au cours de l’été, Une visite s’impose dans la Venise provençale.

 

« Je suis agacé par le Street Art et par la façon dont on parle de moi » glisse d’emblée Ernest Pignon Ernest dans ce musée Ziem de Martigues où, en 1982, il dessinait sur l’un de ses murs. De fait, il reste une dizaine de ses dessins qui ne laissent pas indifférents le visiteur : études anatomiques, dessins techniques d’objets archéologiques, ébauche de la figure de la Martégale dans son cadre doré. Ainsi que la silhouette de Prométhée. C’est dans la ville que se sont déployés les collages de la Martégale, inspirée par une œuvre du musée ZIEM. Et Prométhée, partant d’une photographie de Robert Oppenheimer par Philippe Halsman.

 

On peut comprendre l’agacement de l’artiste quand on sait que chacun de ses projets naît d’une longue immersion : lectures, enquêtes, rencontres, repérages. Ses dessins charbonneux sérigraphiés puis collés dans l’espace urbain résultent de nombreuses esquisses réalisées à l’échelle humaine et font appel à la mémoire des lieux. Ils abordent des drames de l’Histoire, des injustices sociales ou politiques. Ils rendent hommage à des écrivains, des poètes. Si au musée Ziem, on ne verra pas ses œuvres napolitaines de 1988 à 1995, on découvrira La Commune de Paris (1971), Nice/Le Cap (1974), Les immigrés à Avignon (1975), Sur l’avortement (1975), Grenoble (1976), Les Expulsés (1979), Les arbrorigènes (dès 1983 à Martigues), Derrière la vitre à Lyon (1996-98), Soweto (2002). Ainsi que ses sérigraphies sur Raimbaud, Boccacio, Desnos, Pasolini, Genet, Artaud, Maïakovski, Neruda, Darwich. De quoi suivre Ernest Pignon-Ernest et ses œuvres éphémères à travers le monde, depuis plus de soixante ans. Toutes guidées par un humanisme chevillé au corps. Et portées par une qualité du dessin exceptionnelle. N’a-t-il pas écrit au début de sa carte blanche : « Le dessin est une affirmation de l’humanité. C’est la main et la pensée ».

 

Guy Hébert

 

 

 

Informations pratiques

Musée ZIEM, 9 rue du 14 juillet 13500 Martigues

04 42 41 39 60 

 musee@ville-martigues.fr 

Entrée libre

Tout au long de l’exposition, le musée proposera gratuitement des visites guidées, des ateliers, des démonstrations de sérigraphie, des instants poétiques, des cafés philo autour de l’œuvre et des engagements d’Ernest Pignon-Ernest.

A noter, le 4 octobre à 18h, chapelle de l’Annonciade, le concert de Walid Ben Selim, en partenariat avec la scène nationale des Salins.

Horaires d’ouverture 

Du 1er septembre au 30 juin : du mercredi au dimanche, de 14h à 18h

Du 1er juillet au 31 août : ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 12h et de 14h à 18h

 

 

lundi, 01 juin 2026 07:57

Les étoiles de L’Olympia aux enchères

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Le témoignage du photographe Patrick Ullmann est réuni dans une grande vente aux enchères. En effet, une série de photos inédites sera présentée le 18 Juin prochain. 

L’Olympia accueille pour la première fois une vente aux enchères d’œuvres d’art en ses murs, dans sa Salle de Billard, classée monument historique. 

 

Prises entre 1969 et 1994 ces photos dévoilent les années glorieuses de la grande scène parisienne. La liste des artistes présentée est impressionnante : plus de 150 clichés inédits de grands noms de la chanson tels que Jacques Brel, Barbara, Léo Ferré, Georges Brassens, Georges Moustaki, Gilbert Bécaud, Dalida, Michel Polnareff, Tina Turner, Jerry Lewis, Liza Minnelli, Johnny Hallyday, Claude François…

 

Les coulisses de L’Olympia

Une époque où il était possible de créer des liens avec les artistes ( sa collaboration avec Léo Ferré en est un bel exemple) et la complicité entretenue avec eux se dévoile au fil des clichés. Patrick Ullmann a vécu et travaillé à L’Olympia entre 1969 et 1994, où il installa son studio et son laboratoire sous la scène.

Sa maîtrise remarquable du noir et blanc - le photographe a été formé par le Studio Harcourt- ajoute une sensibilité particulière à la lumière. A travers son expérience, sa capacité à capturer l’émotion dans l’instant s'exprime dans toutes ces photos.

Un travail remarquable 

 Jeudi 18 juin 2026 à 14h

 

Maître Jérôme Duvillard animera la vente pour la Maison Quai des Enchères 

Pour suivre la vente et participer aux enchères, deux retransmissions en ligne et direct seront proposées dès 14h le 18 juin 

 

 

 

 

Le château de Castelnaud invite petits et grands enfants à revivre l'époque de sa splendeur ; initiation à l'escrime médiévale, rencontre avec les chevaliers, visites guidées, les beaux jours seront propices à la découverte d'un lieu et de ses coutumes.

Surprise, un nouveau rendez-vous nocturne au château nous attend

Bravoure, humour et inquiétude


Intitulée « Nuit de garde en 1418 », c'est une nuit de tension et de mystère qui va nous plonger en pleine guerre de Cent Ans; Cette pièce de théâtre interprétée par une poignée de personnages veillent sur une forteresse menacée.

Quel en sera le dénouement ?

A voir tout l'été

DE CAPE ET D'ÉPÉE

La forteresse dévoile également son Musée de la guerre au moyen-âge, une période historique au travers de ses épopées., riche en rebondissements..

Traversons la Dordogne pour nous retrouver dans les jardins de Marqueyssac; Au fil de ses allées les plantes médicinales cultivées ici depuis des lustres, dévoileront leurs secrets;

Surplombant la Vallée des châteaux, le monument est idéalement situé, prêt à nous faire découvrir ces témoins majestueux, qui s'observent depuis des siècles, se répondent et qui nous offrent un fabuleux voyage dans le Temps.

Nuit de garde en 1418

Du 13 Juillet au 27 août 2026

Spectacle du lundi au vendredi

A 20h30 et à 22 h

 

Château de Castelnaud

Castelnaud la Chapelle

Animations tous les jours

 

 

 

 

 

lundi, 23 mars 2026 10:06

L’Anthropologie va vous surprendre !

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7ème édition : « Temps et rythmes »

Un vaste Domaine à découvrir

Plusieurs jeunes anthropologues aux côtés d’artistes, musiciens, personnalités et chercheurs reconnus, se retrouvent  aumusée du quai Branly – Jacques Chirac, pour les 20 ans du muséee; Une opération séduction accessible durant un week-end festif, ouvert gratuitement au public.

Quatre grandes conférences nous invitent à explorer le temps et les rythmes à travers les cultures du monde. Rencontres, performances musicales, projections cinématographiques et commentaires d’œuvres seront programmées durant ces deux jours.

Un programme foisonnant de couleurs, de sons et d'images, pour tous.

Musique

Dimanche 5 avril à 17h30

S’ILÙ AKÒKÒ - Au rythme du temps

Au Théâtre Claude Lévi-Strauss, un concert-lecture du Collectif l’art au quotidien

Musicien-compositeur : Yewhe Yeton Comédienne : Sophie MaillardMise en espace : Sylvie Cavacciuti Chercheuse en sociolinguistique : Estelle Dagaut

Mode

Rencontre au rythme de la mode, à l’occasion de l’exposition Africa Fashion. De la "slow fashion" à la "trashion", du rythme au déchet textile : la mode à l'épreuve du temps 

Dimanche 5 avril à 16h30

Salon de lecture Jacques Kerchache Avec Aurélia Gualdo, anthropologue, spécialiste des mouvements « slow fashion » à Paris, LAP, EHESS et Sakina M'sa, créatrice de mode française d'origine comorienne, fondatrice de sa marque éponyme.

Témoins des temps et des rythmes

Pour appréhender pleinement les richesses du Musée, conservateurs et chercheurs nous présentent des objets exposés sur le plateau des Collections. Instruments de musique, tableaux, sculptures et textiles issus d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie.

Samedi 4 avril de 14h30 à 16h sur le plateau des Collections

De 15h30 à 16h au salon de lecture Jacques Kerchache

Dimanche 5 avril de 14h à 16h sur le plateau des Collections

Durée 30mn

BD au salon de lecture Jacques Kerchache

Présentation, en libre accès, d'une sélection de bandes dessinées, comics, mangas et manhuas... 

Cinéma

Le samedi 4 avril

Salle de cinéma à 14h

Brave, de Wilmarc Val France 2021, 21 min, France, créole haïtien

La séance sera suivie d’un dialogue entre le réalisateur Wilmarc Val et l’anthropologue Benoît de L’Estoile.

A 16h Fragments des vibrations du monde, sélection de courts métrages

Cette séquence sera présentée par Élodie Saget, responsable des fonds audiovisuels et sonores de la médiathèque du musée du quai Branly.

Au Théâtre Claude Lévi-Strauss

A 17h30,  en avant-première mondiale, DODJI, l’archet vodun, un documentaire de 2026, d'Amaury Voslion (90mn).

Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur et du musicien et comédien Thomas Dodji Kpadé.

Dimanche 5 avril

Salle de cinéma à 13h 

Bariz (Paris), le temps des campements De Nicolas Jaoul, 2015, Iskra, 69 mn

Suivra un débat avec le réalisateur, Nicolas Jaoul.

A 15h

I Am the Blues De Daniel Cross (États-Unis- Canada), 2016, 106 mn, Vostf (via comité ethnographique – Festival Jean Rouch) prix Bartók 2016.

En collaboration avec le Comité du Film Ethnographique, la séance sera suivie d’un débat avec l’anthropologue Julien Mallet.

 

 

 

Le Musée et les activités seront en accès libre 

Les 4 et 5 avril 2026

Week-end gratuit 

Samedi et dimanche de 10h30 à 19h00

Musée du quai Branly – Jacques Chirac

37 quai Branly, 218 et 206 rue de l’Université

75 007 Paris

01 56 61 70 00

 

 

Une année sera nécessaire pour aboutir à la finalité de ce chantier gigantesque 

 

28 kilomètres de mémoire collective – manuscrits, cartes, registres et documents uniques parfois vieux de plusieurs siècles – vont rejoindre un bâtiment moderne, spécialement conçu pour assurer leur conservation et leur valorisation auprès du public. le déménagement débute aujour'hui, il durera une année.

Ce transfert, inédit par son ampleur et sa charge symbolique, marque un véritable tournant : quitter un monument emblématique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour entrer dans une nouvelle ère de protection et de transmission de l’histoire vauclusienne.

 

 

Un chantier patrimonial : transporter 28 kilomètres d’archives, dont certaines pièces fragiles et uniques. Images fortes possibles : conditionnement, caisses spéciales, transfert, livres objets exceptionnels.

Entre histoire et modernité : quitter un monument classé mondialement connu pour s’installer dans un bâtiment pensé pour la conservation, la numérisation et l’accès au public.( bâtiment terminé, mais ouverture au public en mai 2026)

Dans les coulisses d’un trésor caché

Exploration des kilomètres d’archives du Palais des Papes, une plongée dans les réserves secrètes, aux côtés des archivistes et restaurateurs.

Les artisans de la mémoire

Portraits de ceux qui préservent ce patrimoine : restaurateurs de parchemins, calligraphes, spécialistes de la numérisation. Leur savoir-faire prolonge la vie de ces documents fragiles.

Un patrimoine pour demain

Ces archives, désormais en partie numérisées, sont désormais accessibles au grand public et aux chercheurs du monde entier. 

L’enjeu de transformer un héritage médiéval en mémoire vivante est en cours.

 

 

Il aura fallu attendre cent ans après la disparition de Gustave Fayet pour que son nom soit connu, au-delà des lieux qu’il a marqués de son empreinte. Une reconnaissance multiple et justifiée, mettant en lumière toutes les facettes de l’homme. A la fois artiste, collectionneur, mécène, bâtisseur et entrepreneur. Cette année et la prochaine, six espaces ont ou vont lui rendre hommage. Se concluant en apothéose à la Fondation Louis Vuitton, d’octobre 2026 à mars 2027.

 

Avant le 31 octobre 2025, il faut se précipiter à l’abbaye Saint-André, à Villeneuve lez Avignon. Y sont accrochés tableaux et dessins de Gustave Fayet, exposés pour la première fois. Près de 90 œuvres et documents illustrant ses résonances intimes, artistiques et littéraires pour la Provence. Dans ce patrimoine remarquable qu’il a acheté, en 1916, pour son amie la poétesse Elsa Koeberlé, on profitera également des ambiances toscane, provençale, romantique, minérale de ses jardins, labellisés « jardin remarquable ». Il y fait bon flâner, et même y faire la sieste, au soleil d’automne, face au Palais des papes d’Avignon, sur l’autre rive du Rhône !

 

Une autre exposition Gustave Fayet et le Japon est aussi encore visible à Béziers, au musée éponyme, jusqu’à la même date pour évoquer l’intérêt du biterrois pour l’art d’Extrème-Orient. Pour mémoire, on peut rappeler la quinzaine qui lui a été consacrée à Ygny, ville de la région parisienne où il acquit le château en 1912. Et qu’il restaura. Ainsi que l’exposition de Béziers, où il est né en 1865. Evoquant Gustave Fayet l’entrepreneur. Enfin à Arles, au museon Arlaten, où furent présentées les 72 planches qu’il a dessinées pour illustrer Mireille (Mirèio), l’ouvrage en provençal de Frédéric Mistral.

 

Mais avant de préciser ce qui est prévu en 2026/27, qui était Gustave Fayet ? Il est issu d’une famille languedocienne ayant fait fortune dans l’exploitation, du canal du Midi et de nombreuses propriétés viticoles. Gabriel Fayet, son père, et Léon Fayet, son oncle, tous deux artistes, collectionneurs et amateurs d’art, lui ont transmis leurs passions. Dès son enfance, Gustave dessine et peint. A la mort de son père, en 1899, il hérite de sa fortune, lui succède dans les affaires et s’entoure d’amis éclairés. Affichant son goût pour l’art moderne. Alors directeur du musée de Béziers, il organise une exposition en 1901, où il réunit des œuvres de Degas, Renoir, Cézanne, Rodin et du jeune Picasso. Quand il s’installe à Paris, en 1905, il ouvre chaque jeudi un salon afin de faire découvrir la nouvelle génération d’artistes.

Avec son épouse, il achète aux enchères l’abbaye de Fontfroide, près de Narbonne, en 1908. Un nouveau lieu de vie qu’il restaurera avec ses amis artistes. C’est enfin dans la villa Costebrune, près de Toulon qu’il passe les cinq dernières années de sa vie. Mécène visionnaire, Il décore ses demeures de tableaux d’Odilon Redon, Gauguin, Van Gogh, Bonnard, Matisse, Monticelli. Devenant le plus grand collectionneur de Gauguin. Une photo présentée à l’abbaye de Villeneuve lez Avignon montre quelques tableaux qu’il a acquis. Aujourd’hui, « une intelligence artificielle a évalué à 950 millions d’euros les œuvres réunies dans cette pièce », glisse un membre de l’association du musée d’art Gustave Fayet à Fontfroide !

 

Quant à son activité artistique, entre 1889 à 1899, il participe plusieurs années au salon des artistes marseillais et à celui des artistes français. Obtenant à 29 ans, une médaille au salon de peinture de Nîmes. Inspiré également par l’Art nouveau, il co-signe et expose une centaine de céramiques. En 1901 et 1902, il accroche des paysages méridionaux au salon de la Société nationale des Beaux-arts. En 1920, il investit le champ des arts décoratifs et fonde, à Paris, l’Atelier de la Dauphine où seront réalisés des tapis d’après ses aquarelles décoratives. Ceux-ci lui valent une première et véritable consécration.

En s’installant à Costebrune, Gustave Fayet renonce en partie à la gestion de ses biens pour des expériences créatrices. Décoration de sa nouvelle maison, création de tapis d’art, illustration de livres.

Pour mieux connaître Gustave Fayet, d’autres expositions seront à apprécier dans quatre lieux. D’abord au Palais musée des Archevêques de Narbonne qui présentera Gustave Fayet et le paysage, du 23 octobre 2025 au 23 janvier 2026. L’exposition aura pour point de départ un don de Gustave Fayet au musée de Narbonne. De ce Genêts en fleurs, de 1885 jusqu’aux années 1920, l’évolution de ses paysages sera mise en évidence. « Certains paysages inédits du Palais-musée des Archevêques seront exposés pour contextualiser les œuvres de Gustave Fayet […] : Achille Laugé, Daniel de Monfreid, lié par ailleurs à Gustave Fayet, et l’école provençale … », précise la conservatrice en chef du Palais musée et des monuments historiques de la ville. Soit en tout 25 œuvres dont 19 prêts.

 

Puis de nouveau à l’abbaye Saint-André, du 1/3 au 30/8/2026, sur le thème Gustave Fayet et ses jardins imaginaires. Dans les trois propriétés rurales où il a vécu, l’entrepreneur-esthète a aménagé les jardins. La nature est pour lui une source d’inspiration. Dans cette exposition, « Ses créations, profondément marquées par une recherche décorative, se déploient sur des toiles, tapis, tissus, buvards et livres illustrés. Les motifs floraux, parfois métamorphosés, évoquent l’œuvre de Redon et témoignent d’une vision unique du végétal où nature et décoration se répondent harmonieusement » expliquent les commissaires.

 

Impossible de passer outre Gustave Fayet, symphonies décoratives à Fontfroide, près de Narbonne, entre mai 2020 et janvier 2027. Cette abbaye cistercienne est peut-être « son » chef-d’œuvre et celui de ses amis « fonfroidiens ». En plus des vitraux du maître verrier Richard Burgsthal et des grands décors d’Odilon Redon, on y découvrira les apports de Gustave Fayet dans la restauration et l’aménagement harmonieux de cette architecture millénaire. Une « œuvre d’art totale », à voir au cours d’un circuit de visite inédit. Enfin, après avoir apprécié Gustave Fayet dans les cadres prestigieux où il a vécu, rendez-vous à la Fondation parisienne Louis Vuitton.

Entre octobre 2026 et mars 2027, elle organisera une manifestation mettant en lumière Gustave Fayet, en deux volets. D’abord sur le collectionneur, avec un ensemble d’œuvres de Gauguin, van Gogh, Cézanne, Redon … Ensuite sur son activité de créateur dans le domaine des arts décoratifs, céramique, vitrail, tissus et tapis. Ce faisant, la fondation reconnaît un collectionneur d’exception, un créateur singulier. Mais aussi un mécène, ami des artistes, plasticiens, musiciens et écrivains. Cerise sur le gâteau, un programme musical est prévu au cours de cette saison du centenaire dans différents lieux. En mémoire du Gustave Fayet, fondateur de la chambre musicale de Béziers et amis des pianistes et compositeurs Ricardo Vines et Déodat de Séverac.

 

Guy Hébert

En résumé

Jusqu’au 31 octobre 2025 : 

Gustave Fayet en Provence : Abbaye Saint-André Villeneuve lez Avignon Gustave Fayet et le Japon : Musée Fayet Béziers

Du 23 octobre 2025 au 23 janvier 2026 : - Gustave Fayet et le paysage : Palais-musée des archevêques Narbonne

Du 1er mars au 30 août 2026 : - Gustave Fayet est ses jardins imaginaires : Abbaye Saint-André Villeneuve lez Avignon

De mai 2026 à janvier 2027 : Gustave Fayet, symphonies décoratives à Fontfroide : Abbaye de Fontfroide, Narbonne

D’octobre 2026 à mars 2027 : - Une exposition en deux volets à la Fondation Louis Vuitton, Paris

Programme musical sur:

www.gustavefayet.fr

dimanche, 21 septembre 2025 10:57

A Paris

Écrit par
dimanche, 21 septembre 2025 10:35

En Occitanie

Écrit par
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