Le Palais Longchamp a 150 ans

Des animations pour toute la famille durant trois jours

Connaissez-vous le Palais Longchamp de Marseille ? eh bien c'est le moment d'aller rendre visite à ce monument emblématique de la ville. Celui qui a changé la vie des habitants. En effet avant le XIXe siècle l’eau potable de la ville ne provenait que des rivières, des sources et des puits.

En 1834, Maximin Consolat, le maire de l’époque, décide de faire construire un canal dérivé de la Durance pour amener les eaux de la rivière alpine jusqu’à Marseille. Deux ingénieurs des Ponts et Chaussées s’attèlent au chantier de l’ouvrage entre 1838 et 1851 : un canal de 87 km qui traverse les chaînes de collines entre la Durance et le littoral, alternant passages souterrains et aqueducs, et qui s’achève par un immense château d’eau.


Le Palais Longchamp à la gloire de l’Eau, des Arts et des Sciences confié à H. Espérandieu, est inauguré en 1869.

 

Palais Longchamp © Ville de Marseille

Le monument abrite le musée des Beaux-Arts et le Muséum d’histoire naturelle et s’inscrit dans un ensemble de 12 hectares, comprenant des parcs publics, l’ancien jardin zoologique d’acclimatation et depuis 1860, l’observatoire astronomique.
Façades, toitures, bassins, escaliers, balustrades, sculptures, jardins et réseau hydraulique… les valeurs architecturales et technique du palais sont protégées 130 ans plus tard, par un classement au titre des Monuments Historiques en 1999. Il était temps !

Le musée des Beaux-arts, riche de plus de 8000 oeuvres, peintures sculptures et dessins, qui retrace quatre siècles d’histoire de
l’art européen, du XVIe au XIXe siècle, à l'occasion du 150ème anniversaire du Palais, présente le parcours de sa collection
permanente intégralement renouvelé. Et des chefs d’oeuvres restaurés, certaines pièces n’avaient plus été montrées depuis
très longtemps.

Créé en 1819, le Muséum d’histoire naturelle de Marseille fête cette année ses 200 ans et les 150 ans de son installation au Palais Longchamp inauguré en 1869.
Le Muséum d'Histoire Naturelle de Marseille a été classé 1ère catégorie en en 1967, comme neuf grands muséums de France, pour la richesse de ses collections.

Les 12, 13 et 14 décembre 2019

jeudi, 12 décembre 2019 Écrit par

L'Hôtel de ville rochelais inauguré

 A la Rochelle on est fiers de retrouver un hôtel de ville restauré après l'incendie en 2013 qui avait détruit une bonne partie du bâtiment.

"A l'identique mais en neuf" déclare le maire de la Rochelle, heureux de présenter la restauration menée conjointement par l'architecte en chef des Monuments historiques Philippe Villeneuve. Le défi représentait deux aspects : reconstruire en respectant la structure tout en la consolidant et restructurer toutes les annexes ajoutées au fil des siècles.

La consolidation en béton préconisée par celui qui a la charge du chantier de Notre Dame de Paris : "C'était la partie la plus complexe du chantier, à expliquer l'architecte. Il a fallu reprendre les fondations, les piliers, trouver le moyen d'encastrer des poutres en béton pour renforcer la façade sculptée et de construire des planchers béton pour la tenir. Sans que cela se voie."

Celui qui abrite la mairie depuis 1298, baptisé le "plus vieil hôtel de ville de France" le coeur de la ville a retrouvé son aspect d'origine extérieur avec sa façade Renaissance classé aux monuments historiques depuis 1861, avait déjà fait l'objet d'une rénovation à la fin du XIXe par Juste Lisch, un confrère de Viollet-le-Duc.

Ce sont 28 corps de métier, dont de nombreux artisans d'art, qui sont intervenus

"Les assurances ont payé pour un retour à l'identique pour toute la partie classée aux Monuments historiques" précise le maire.

La grande salle des fêtes a été reconstruite à l'identique. "Les parties de décor qui n'ont pas été endommagées par le feu ou l'eau ont servi de modèles pour leur reconstruction, en utilisant les pigments de peinture de l'époque, en reproduisant jusqu'à la patine des couleurs du plafond, en retissant les tentures, en reproduisant la marqueterie au sol", explique l'élu rochelais.

Pour ce qui est de la partie non classée, un peu de modernité dans le choix des matériaux -verre, acier et béton- n'a pas nuit à la rénovation comme on peut le voir dans la salle du conseil embellie à cette occasion,(un ajout à la mairie), avec plafond en lamelles de bois en forme de coque de bateau inversée.

Du 6 au 8 décembre 2019

vendredi, 06 décembre 2019 Écrit par

Réouverture du musée des Beaux-Arts de Dijon

En mai dernier, après une dizaine d'années de travaux, le musée des Beaux-Arts de Dijon réouvrait au public. Un vaste chantier pour un musée devenu immense.

Extérieurement le musée, situé dans un ancien palais, est magnifiquement restauré; la pierre de Bourgogne ajoute à sa majesté.

De l’art antique à l'art contemporain

Jusqu'à 4200 m2 de superficie, un espace qui ouvre sur plus de 1500 oeuvres : de la peinture aux arts décoratifs en passant par les dessins et les sculptures.

Les gisants au musée des Beaux-Arts de Dijon © photo PdF 2019

 

On peut y retrouver la merveille de l’art médiéval la salle des Tombeaux et ses célèbres Pleurants

Au total, 64 salles constituent le parcours de visite d'un musée métamorphosé dans le coeur de la cité.

Un peu d'Histoire

Depuis 1799 date de l'ouverture du musée au public, l'Etat n'a de cesse d'enrichir ses collections et l'appui de nombreux donateurs accroit ses richesses; Citons parmi ceux-ci la famille Granville.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, les oeuvres, pour être sauvées sont disséminées dans plusieurs châteaux bourguignons. Dans les années 50, le musée réorganise la présentation de ses collections. Puis l'importante donation Granville en 1970, engendre l'agrandissement de certaines salles.

Aujourd'hui, équipé d'outils de médiation, il est possible d'effectuer la visite en toute autonomie, le panorama qu'offre ce musée rutilant est un atout majeur pour la ville.

La Marseillaise de Rude © photo PdF 2019

Du monumental avec le sculpteur Rude (1784-1855)

François Rude : son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose dans l'instant et pourtant chacun connait l'une de ses oeuvres, qui fait partie de notre Patrimoine. En effet, c'est l'artiste dijonnais qui a exécuté cette impressionnante Marseillaise qui trône à l'Arc de Triomphe parisien.

 

Ne pas manquer toute la partie consacrée à François Pompon, artiste dijonnais, à ses superbes animaux, dont le fameux ours blanc en version originale, que l'on peut retrouver au Musée d'Orsay à Paris.

Entrée gratuite

A signaler que la totalité du bâtiment est accessible aux personnes à mobilité réduite

Fermeture le mardi

Musée des Beaux-Arts de Dijon

Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne

03.80.74.52.09

lundi, 13 janvier 2020 Écrit par

Objectif 2020 à la Samaritaine

Le magasin le plus tendance de la Capitale poursuit sa transformation, nous avons pu réaliser sur place où en était la phase des travaux.

Ouvrir pour le printemps est l'objectif des équipes et le chantier avance bien. C'est un moment émouvant de voir renaître ce lieu, véritable concentré de la mémoire urbaine.

Marbriers, doreurs, tailleurs de pierre, ferronniers

La volonté de conserver les traces architecturales de son époque glorieuse ont été travaillées par nos meilleurs artisans et l'ouvrage a déjà belle allure. 

La recherche de la perfection et la restauration très exigeante des pièces (tentures, pavés de verre...) se révèlent. Cela augure de belles finitions

 

Le chantier de la Samaritaine © photo PdF 2019

Un chantier d'ampleur gigantesque

Restaurant, bureaux, logements sociaux, crèche, le Grand Magasin va combler de nombreux besoins pour les parisiens du centre de la Capitale.

Tournée vers le futur, l'enseigne va allier esthétisme patrimonial et prouesse technique

L'avenir de ce gigantesque paquebot, amaré entre la rue de Rivoli (dont une façade toute de verres opaques souligne un aspect moderne) la mythique SAMARITAINE poursuit sa mue. Les plus grandes marques françaises s'installent progressivement.

 

le chantier de la Samaritaine © photo PdF 2019

Tout en respectant les espaces patrimoniaux, le projet du groupe de luxe LVMH, propriétaire des lieux, inclut à la pointe du Magasin central - avec vue sur la Seine - un hôtel clasé Palace.

 

Vue sur Paris depuis le chantier de la Samaritaine © photo PdF 2019
lundi, 13 janvier 2020 Écrit par

Un projet pour achever la Saline Royale

La Saline royale voit le jour au Siècle des Lumières dans le Doubs 

Le projet présenté par l'agence Mayot & Toussaint met en perspective le projet imaginé par Claude Nicolas Ledoux. Le rêve de l'architecte va peut-être devenir réalité. Enfin !

Un Cercle magique 

Celui qui avait pensé réaliser une cité exemplaire, profitant à tous les ouvriers sur le domaine, dans un idéal humanisteverrait le jour. L'idée de vivre en parfaite harmonie avec la Nature dans un espace équilibré, exploitant ses ressources pour vivre en autarcie va devenir un exemple concret et viable. La boucle serait bouclée.

Ancienne manufacture de sel inscrite sur la Liste du patrimoine mondial par l'UNESCO en 1982

 

 

La Saline Royale © photo PdF 2019

Le cercle de la Saline Royale en passe d'étre finalisé

Différentes pistes d'exploitation du site pour encore mieux le valoriser sont en cours; Faire de la Saline royale un lieu de référence international pour la création de jardins au XXIème siècle. Créer un îlot de biodiversité unique dans l'Est de la France, et développer un laboratoire des métiers du paysage pour demain, voilà les trois objectifs déterminés dans ce projet d'envergure.

Un parcours enrichi

7 jardins permanents à l'intérieur du monument seraient aménagés et ouverts à la visite durant toute l'année. Et pourquoi pas dans le futur, accueillir des concerts importants, pour un lieu d'exception comme celui-ci, tout est possible.

La Saline Royale 

25 610 Arc et Senans

03.81.54.45.00

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi, 02 décembre 2019 Écrit par

Ouverture du Belvédère de Saint-Benoît-sur Loire

Le Belvédère de Saint-Benoît-sur-Loire, au cœur du Val de Loire, patrimoine mondial, dédié à l'histoire et au patrimoine de l'abbaye de Fleury.

Le centre d'interprétation de l'Abbaye de Fleury a ouvert au public la semaine dernière. Ce nouvel équipement culturel et touristique a pour mission de compléter trois sites phares (chacun attirant plus de 50 000 visiteurs par an) de la Communauté de communes du Val de Sully  à savoir l'oratoire carolingien de Germigny-des-Prés, l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et le château de Sully-sur-Loire.

 

Le nouveau centre d'interprétation © photo V.De Brucker

L'abbaye conserve les reliques de saint Benoît depuis le VIIème siècle, un des plus beaux monuments romans du Val de Loire, classé monument historique de France.

L'abbaye haut lieu spirituel et culturel du Val de Loire © V.De Brucker

 

Installé sur trois étages, le Belvédère invite le visiteur à parcourir l’exposition permanente (retraçant notamment l'histoire et l'architecture de l'abbaye de Fleury et son rayonnement intellectuel à son apogée, saint Benoît et la règle bénédictine) et l'exposition temporaire consacrée à la représentation du lion dans les sculptures et les enluminures de l’abbaye de Fleury.

Un peu d'Histoire

L’abbaye de Fleury était un haut lieu spirituel de l’Occident médiéval, grâce aux reliques de saint Benoît, et un des centres culturels d’Occident rayonnant grâce à son importante bibliothèque et son scriptorium. Les 400 manuscrits conservés à Orléans et en Europe témoignent aujourd’hui encore de l’audace architecturale et du raffinement artistique de cet établissement.
Ce fut l’un des premiers monastères en Gaulle à vivre selon la règle de saint Benoît.
L’abbaye de Fleury, construite en 4 parties, balaye tout l’art roman. Son pavement géométrique en marbre de plusieurs couleurs est importé d’Italie, lui donnant ainsi également une profondeur géographique.
De l’ancienne abbaye, il ne reste aujourd’hui plus que l’Abbatiale Notre Dame.

Elle est classée au titre des monuments historiques de France.

Exposition temporaire "La part du Lion-images du Lion à l'abbaye de Fleury IXe-XIIe

Du 9 novembre 2019 au 26 avril 2020

Visites guidées du Belvédère


Samedi 16, samedi 23, dimanche 24, samedi 30 novembre à 15h30
Visites interactives du Belvédère par une médiatrice du patrimoine.
Durée : 1h
Sans réservation
Visites incluses dans le droit d’entrée du Belvédère.

Du 1er avril au 14 juin :
Du mardi au samedi : 10h-12h30 / 14h-18h
Dimanche : 14h-18h
Du 15 juin au 15 septembre :
Du mardi au dimanche : 10h-18h
Du 16 septembre au 31 mars :
Du mardi au dimanche : 14h-17h
Vacances scolaires : du mardi au dimanche 10h-12h30 / 14h-17h
Fermé le 1er et le 11 novembre, et du 24 décembre au 1er janvier inclus

Fermeture hebdomadaire le lundi

Le Belvédère

55, rue Orléanaise

45 270 Saint-Benoît-sur-Loire

 

 

 

 

 

 

samedi, 16 novembre 2019 Écrit par

Le "Petit Paris" restauré

L'oeuvre de Marcel Dhièvre est bien connue des habitants de Saint-Dizier. Certains ont encore le souvenir d'un Monsieur, passionné par sa maison, qui durant des années par tous les temps, n'a cessé de l'embellir.

Sa maison est sauvée. Entièrement restaurée, cette ancienne boutique est après toutes ces années coeur de la vie culturelle.

Un pari architectural ambitieux

Suite au décès de celui qui y a consacré toute sa vie, sans héritier, la maison est abandonnée et se retrouve totalement délabrée. "un conyophore s’était développé dans la cave et le rez-de-chaussée du bâtiment." nous explique Renaud Drubigny, restaurateur des décors.

Le restaurateur R Drubigny © Ville de Saint-Dizier

Difficile en effet d'intervenir sur un bâtiment déjà inscrit, et le challenge était double puisqu'il fallait tenir compte des normes d’accessibilité et de sécurité incendie pour accueillir le public.

 

Le Petit Paris avant sa restauration © Ville de Saint-Dizier

 

« Le Petit Paris » est inscrit, en 1984, à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques au titre d’« exemple remarquable de l’art naïf ».

La ville de Saint-Dizier s'est investie dans la mission de restauration de cette maison emblématique dans le vieux quartier de La Noue.

La plasticienne et illustratrice, Katie Courpie avec son association ne peut plus assurer l'entretient de la bâtisse c'est la municipalité qui devient propriétaire en 2007.

2011-2012 sera première la campagne de restauration (remise des décors, à l’identique de ce qu’ils étaient à l’époque de Marcel Dhièvre).

Dès 2017, la Ville de Saint-Dizier mène une seconde phase de travaux importants pour transformer la simple boutique en un espace de rencontre artistique : démolition de la maison attenante pour agrandir l’espace, aménagement d’un bar et d’un espace sanitaire, création d’un accès supplémentaire par la voyotte en face de l’extension créée, aménagement d’une terrasse…

Deux années seront nécessaires pour aboutir à la transformation en un lieu public accueillant.

Un peu d'Histoire

L'histoire commence en 1922. Il débute la décoration de sa maison en 1950, puis en 1960 l'heure de la retraite a sonné pour l'artiste en herbe. Seul son art compte, il s'y consacrera entièrement jusqu'à la fin de sa vie. 

Un personnage atypique

L'enseigne de sa boutique de confection l'inspire, il en modèle les lettres de béton. Puis il recouvre les murs de morceaux d’assiettes cassées récupérés à la décharge publique. Chacun lui rapporte un peu de sa matière première. De ses déplacements à Paris pour acheter la marchandise pour sa boutique, la Capitale va l'inspirer.

Aucun mur n'échappe à sa boulimie créative

Marcel Dhièvre devant sa maison © DR


Dans ces médaillons des copies des monuments célèbres de Paris : "J’ai fait l’Arc de Triomphe, la Tour Eiffel, la chambre des députés…" raconte-t-il. Attiré par les couleurs vives il emploie principalement le jaune, le bleu, le brun. Sur ses murs de débris de faïence se déploient des volutes, des frises végétales, un oiseau, un écureuil sur une branche. Il lui arrivait de façonner des animaux en ciment armés de fil de fer ou de décorer des pots de fleurs en y collant des coquillages ramenés par des voisins.

"Non, je ne suis pas un artiste, j’ajoute un peu de couleur dans la grisaille des jours…"  expliquait-il aux médias venus l'interviewer.

Sa rencontre déterminante avec monsieur Radici un peintre décorateur italien lui ouvre un univers qu'il adopte immédiatement; il orne l’entrée de médaillons faits de morceaux d’assiettes. Il entoure son jardin d’un mur de briques creuses qu’il décore de motifs symétriques. Dans un angle du mur, il fait figurer une petite maison qu’il appelle « la maison de l’amour » dédicace à sa femme. Il commence la décoration de son magasin et la vitrine de celui-ci est encadrée de serpents et de débris de faïence.

En solitaire

Un auto-didacte obstiné, qui avec peu de moyens,nous laisse une oeuvre touchante, gaie et colorée.

Né en Haute-Marne, en juillet 1898, dans une famille nombreuse, de parents ouvriers agricoles, Marcel nait avec un handicap à sa main droite. sans doute sa paralysie fait de lui une personne renfermée, ce qu'il restera toute sa vie. Il sera dispensé d'aller au front pendant la Première Guerre mondiale, son caractère solitaire se solde par une carrière brève à la SNCF. Après un premier divroce il épouse Constance Colasse avec qui il ouvre un commerce de bonneterie et lingerie. Petit à petit, il ne vivra plus que pour sa maison.

Le Petit Paris aujourd'hui © Ville de Saint-Dizier

L'Association Au Petit Paris

Au Petit Paris invite les Bragards, habitants de Saint-Dizier, à des soirées jeux, concerts, café-philo ou conférences organisées en partenariat avec des associations locales.

Mercredi : 17h-22h (de 14h à 17h : accueil des associations, écoles….)
Jeudi : 17h-00h
Vendredi et Samedi : 17h-01h

478 avenue de la République Saint-Dizier

 

lundi, 11 novembre 2019 Écrit par

Visite du Fort Libéria

En Occitanie, dans les Pyrénées-Orientales, le Fort Libéria se dresse fièrement à l'ombre de Villefranche de Conflent. En toutes saisons on le visite mais les couleurs automnales le rendent encore plus séduisant.

La vulnérabilité de Villefranche de Conflent, et sa proximité avec la frontière, engendre la construction de ce projet défensif. Le Traité des Pyrénées (1659) redéfinit une nouvelle frontière entre la France et l'Espagne, la Catalogne coupée en deux, fera de ce Fort une place stratégique.

Après maintes hésitations, Louis XIV finira par trancher en faveur du projet de Vauban en 1679 pour doter le Roussillon d'une grosse Redoute. Construit à flanc de montagne, cet "espèce de château" comme le décrit l'inspecteur des travaux, Louvois, en mai 1680 dans son rapport au Roi, le rassurant quant à sa capacité de forteresse imprenable, en impose.

LeFortLibéria©photoPdF2019

La commanderie pourra accueillir une centaine d'hommes, des officiers, le système de citerne sera amélioré.

"On ne saurait apporter trop de soins aux bâtiments de ce fort" insiste Vauban

Modifications et de nouveaux aménagements se multiplient au cours de son édification : des caves pouvant servir de magasin, des chemins de ronde équipés de parapet en ferronnerie du pays, des parapets de briques voisines (la briqueterie n'existe plus aujourd'hui) le mortier utilisé composer d'un tiers de chaux vive et de deux tiers de sable en font une construction indestructible. Les travaux vont durer six années.

Le Fort se joue de son apparente puissance

Une vingtaine de canonnières abrite deux pièces de douze, deux de 8 et six de 4, une dizaine d'arquebuses rayées, 24 à crocs et 2000 grenades... les troupes en faible nombre et dans l'incapacité de se défendre, miraculeusement, le Fort Libéria ne sera jamais attaqué malgré les épisodes guerriers avec le voisin espagnol.

Une construction imposante © photo PdF 2019

La prison des Dames

Triste épisode de l'histoire du Fort, l'enfermement à vie dans une des caves pour huit femmes soupçonnées d'avoir participer à l'Affaire des Poisons. Louis XIV les fera envoyer dans différentes forteresses françaises par lettres de cachet. Sans jugement, ces prisonnières pour raison d'état, finiront leur jour dans d'atroces conditions.

La légende raconte que deux d'entre elles y survivront 36 et 44 ans en captivité. Pour l'exemple, la Marquise de Brinvilliers et La Voisin seront brûlées Place des Grèves à Paris.

La République établie suite à la Révolution Française, répare en 1793, les tirs de canon espagnols qui ont endommagés les parapets et une partie des guérites. 

De 1850 à 1856, Napoléon III ordonne de fortifier le château. Il renforce la construction par trois ouvrages, mi-bastions, mi-tours, orientés vers Mont-Louis, Vernet les Bains et Prades.

Pour mieux expliquer la vie de la garnison, des scénettes de reconstitution d'époque apporte un point de repère historique © photo PdF 2019

Le souterrain dit des 1000 marches (1850-1853)

Il fera creuser ce fameux souterrain qu'avait imaginé Vauban. Ce chantier ambitieux prend forme deux cents ans après. Celui-ci comptera de nombreuses victimes, 250 ouvriers y travaillent, 22 périront.

En 1890, l'armée quitte le Fort. Seul, un détachement militaire occupera les lieux durant la Première Guerre Mondiale. Il servira de prison à des prisonniers allemands.

La municipalité ne voyant pas l'utilité de l'acheter au Domaine en 1927 le laisse devenir propriété privée. Il sera baptisé, par Julien Laurens, l'acquéreur, Fort Libéria, du nom de la ville qui s'appelait à l'origine Villa Libera.

Le Fort Libéria est aujourd'hui un monument privé toujours en état de perfectionnement pour satisfaire les visiteurs.Trois ans de restauration et l'ouverture au public en 1987, concrétise un long travail d'entretien.

L'équipe met toute son énergie à la transmission de son histoire incroyable.

 

Ouvert toute l'année

Avril à mai de 10h à 19h, de juin à septembre de 9h à 20h

Visites guidées en été et pour les groupes toutes les 20 minutes.

Fort Libéria

Hall d'information

17 rue St Jacques

04.68.96.34.01

 

 

samedi, 09 novembre 2019 Écrit par

Au Palais Bénédictine

 

Fécamp retient notre attention pour son musée de la Pêcherie dont nous avions suivi l'ouverture, installé sur le port, il regroupe les collections des Beaux-Arts ainsi qu'une somme importante d'objets traditionnels normands.

Une visite passionnante sur la vie à l'époque des pêcheurs.

Le Palais Bénédictine © photo PdF 2019

 

Mais Fécamp recèle d'autres trésors comme celui qui domine la ville, le Palais Bénédictine haut-lieu d'un autre savoir-faire régional.

Chef d'oeuvre du XIXe

Ce lieu impressionnant ne détient pas seulement Le secret bien gardé de fabrication d'une liqueur mais est étonnant à plus d'un titre. L'on passe de salles en salles à différentes époques, ce qui en fait une visite plus que surprenante.

L'architecture évolue sous nos yeux, passant de la Salle Gothique, l’Oratoire à la Salle du Dôme. Ou bien encore la Salle des Abbés.

Manuscrits, reliquaires, objets de culte en ivoire, argent, émaux, tableaux, le Palais est d'une richesse patrimoniale impressionnante. 

La distillation en direct © photo pDf 2019

Un secret bien gardé

C'est l'unique endroit au monde où l'on fabrique encore le mystérieux élixir. En témoignent les alambics en cuivre martelé datant pour certains du XIXe siècle, encore utilisés aujourd’hui.

En Seine-Maritime

Fécamp est situé en bord de mer, à 2h15 de Paris, 1h de Rouen, 1h de Deauville, 45’ du Havre, 20’ d’Etretat…

 

Palais Bénédictine

 110 rue Alexandre le Grand

76 400Fécamp

02 35 10 26 10

 

Attention l'abus d'alcool est dangereux A consommer avec modération

jeudi, 31 octobre 2019 Écrit par

Au village du Crozet

Entre Forez et Bourbonnais

Petie cité médiévale le Crozet mérite bien son titre de "Village de caractère" et celui de "Village de verre" décerné en 2011 car il devient tous les deux ans, le point de rencontre de maîtres verriers venus de tous les coins de l'Hexagone.

Frontière naturelle avec la Loire

Ce village détient un patrimoine hors-pair en témoignent la foule qui se presse aux beaux jours.

Maisons du XIIIe, XVe et XVIe se succèdent au fil de la balade.

L'entrée par la Grande Porte nous fait pénétrer dans un univers fleuri et apaisant où l'architecture diversifiée réjouit le regard. La Tour à Bec se dévoile, cache dans son antre un puits charmant.

La Maison Jean Papon © photo PdF 2019

La maison Papon, au style Renaissance, en impose comme son propriétaire dont l'histoire est tout à fait extraordinaire.

A voir également la chapelle des Vicomtes de Mâcon en ruines elle abrite différentes expositions

Au Musée des Arts et traditions populaires, des reconstitutions d'ateliers et de métiers anciens, ravissent les visiteurs

Festival du Verre en août

Point information du Crozet

Le Bourg

04.77.64.11.89

Visites guidées en groupe sur réservation

D'Avril à octobre

Amisvieuxcrozet@orange.fr

lundi, 04 novembre 2019 Écrit par
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